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Musique classique et opéra par Classissima

Sergueï Rachmaninov

jeudi 30 juin 2016


Classiquenews.com - Articles

12 juin

Troika DVD, compte rendu critique. Rachmaninov : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca da Rimini (2 dvd Bel Air Classiques)

Classiquenews.com - Articles DVD, compte rendu critique. Rachmaninov Troika : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca da Rimini (2 dvd Bel Air Classiques). Connaissez vous le Rachma lyrique ? « Aleko » (1893), « Le Chevalier avare » et « Francesca da Rimini » (créés en 1906) sont les trois seuls opéras achevés par Sergei Rachmaninov. Ils sont réunis ici dans une production signé visuellement et théâtralement de Kirsten Dehlholm, avec le concours du collectif d’arts visuels Hotel Pro Forma sous le titre « Rachmaninov Troïka ». Bruxelles, juin 2015. La Monnaie affiche les 3 opéras achevés du jeune Rachmaninov : jeune génie adulé par Tchaikovski, d’une inspiration tragique, noire, pouchkinienne, où l’orchestre davantage que les solistes et le choeur (très présent dans les trois volets ainsi réunis en triptyque, surtout dans Francesca, pour l’évocation des enfers et des âmes maudites errant dans le 2ème cercle), est le vrai protagoniste de la performance. Alors en travaux le théâtre lyrique bruxellois se la joue “hors les murs”, ainsi pour les 3 ouvrages de Rachma, la performance du triptyque a lieu au Théâtre national de Bruxelles. Pari réussi pour La Monnaie qui dévoile en juin 2015, le génie lyrique du jeune Rachamaninov Trilogie fantastique et flamboyante Aleko, ouvrage “scolaire” d’un génie prometteur de 19 ans date de 1893; Le chevalier ladre, sombre fresque létale, d’un tragique étouffant et exclusivement viril, exprime avec justesse et cohérence le noir pouchkinien cynique, plutôt réaliste sur la vérité de l’âme humaine ; enfin Francesca da Rimini d’après Dante, où l’évocation des Enfers permet surtout au choeur (de La Monnaie) de briller plus que de coutume; et légitimement : on lira plus loin que le jeune compositeur atteint un sommet d’expressivité chorale et symphonique d’un raffinement sensuel et flamboyant… Que l’on apprécie ou pas, le kitsh lapon des costumes et maquillages, le statisme du jeu de scène (oratorio plutôt qu’opéra), la réalisation visuelle d’une distance réfrigérante (la façon de filmer est à notre avis le point faible de la réalisation au dvd)… force est d’admettre la qualité vocale et orchestrale, la cohérence expressive du geste du chef ici maître d’œuvre, et donc la pertinence de cette trilogie qui place le jeune Rachmaninov parmi les auteurs pour l’opéra, les plus captivants. Autant que Puccini et Tchaikovski réunis. C’est dire. Le poison expressif et poétique de l’orchestre (très mis en avant, du fait que le Théâtre national bruxellois n’a pas de fosse), la force et la violence maudite des sujets, la sensualité et la sauvegerie de l’écriture musicale qui révèle ce sens des atmosphères… tout chez Rachmaninov pour la scène, désigne un authentique génie : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca… sont trois volet d’un retable dont la thématique centrale demeure la folie… sous le masque des passions radicales et tragiques, c’est bien la faiblesse – déchirante- de l’homme qui a chaque fois nous bouleverse, d’autant que la musique de Rachmaninov, le dernier des romantiques russes, après Tchaikvoski, est l’une des plus accessibles et envoûtantes qui soient. C’est bien dommage qu’il n’ait pas persévéré dans cette veine. D’autant qu’ici, pas un soliste ne démérite véritablement. Unir les trois ouvrages est donc très pertinent : car à travers les trois sujets ainsi mis en musique, Rachmaninov traite la déraison, la faiblesse destructrice, l’impuissance criminelle qui étreint 3 héros noirs : Aleko, le jeune chevalier pauvre Albert, Lanceotto : trois âmes douloureuses, celles d’hommes dépossédés, mal aimés, en particulier dévorés pour le premier et le dernier, par une jalousie incontrôlable qui les mène directement au meurtre. “Rachmaninov Troika se passe intégralement dans les Enfers. Tout le monde est mort. Tout le monde veut raconter son histoire”, précise la metteure en scène danoise Kistern Dehlholm née en 1945. En jeune Tsigane, amant de la féline Zemfira, puis Paolo enivré, amoureux de la belle et jeune Francesca, le ténor Sergey Semishkur se distingue ; et Aleko (Kostas Smoriginas) lui-même éblouit par son métal incandescent et noir, surtout dans l’ultime scène ou après avoir tué sa compagne et son amant, le désespéré démuni solitaire est exilé, banni par sa tribu… Pour Le Chevalier ladre, Sergei Leiferkus fait un baron halluciné déshumanisé, vieil avare possédé par le démon de l’or, dévoré par l’esprit de possession, et très blessant vis à vis de son fils, Albert, le jeune chevalier pauvre et honteux…, il est d’une vérité franche par la profondeur et la simplicité de sa tenue vocale et scénique… tandis qu’Ilya Silchukov (Le Duc), Alexander Kravets (L’Usurier juif) se détachent eux aussi très nettement par la vérité de leur incarnation ; dans Francesca da Rimini, Dimitris Tiliakos (Lanceotto Malatesta) exprime tous les tourments et le souffle de l’esprit de Dante : âme shakespearienne même, traversée, brûlée de visions jalouses, animé par la volonté de confondre et punir sa jeune épouse, éprise de son frère cadet le jeune Paolo. Dans le Prologue, confirmant l’excellente tenue des chanteurs, Dmitry Golovnin que dont on avait mesurer l’intensité du chant expressif et juste dans le rôle d’Albert (écrasant car permanent), incarne (assis en chemise de ville noire, derrière les musiciens), un splendide Dante, désireux de comprendre le sort du couple d’amants damnés, dans le 2è Cercle des Enfers. Côté orchestre, le fantastique tragique du triptyque se déverse sans lourdeur ni vulgarité, grâce au panache souvent canalisé du chef Mikhail Tatarnikov (la prise de son fait même entendre son chant discret accompagnant l’orchestre). L’univers haut en couleurs de Kirsten Dehlholm, son recyclage très personnel néanmoins des effets déjà vus chez Bob Wilson (jeu des acteurs ralenti, gestes suspendus, lumières froides, références au théâtre japonais…) emporte l’adhésion. Mais cette flamboyance visuelle n’altère en rien la puissance – sauvage et sensuelle, d’une forte activité psychique, d’un Rachmaninov passionnant. La révélation est totale et la réalisation – à part nos réserves sur l’absence d’idées du réalisateur audiovisuel s’agissant du transfert au dvd, très convaincante. Vocalement et musicalement, l’engagement de l’équipe est exemplaire. Le point d’orgue de cette complicité artistique collective étant atteinte dans le dernier volet, l’infernale, tragique et fantastique Francesca da Rimini. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016. Rachmaninov Troika, Serge Rachmaninov Aleko, Le Chevalier Ladre, Francesca da Rimini Aleko, opéra en un acte. Livret de Vladimir Nemirovitch-Dantchenko d’après “Les Tziganes” d’Alexandre Pouchkine. Créé à Moscou, Théâtre du Bolshoï, le 27 avril 1893. Skupoj Rytsar’ (“Le Chevalier avare”) Opéra en trois tableaux. Livret d’après Alexandre Pouchkine. Créé à Moscou, Théâtre du Bolshoï, le 11 janvier 1906. Francesca da Rimini Opéra en deux tableaux, un prologue et un épilogue. Livret de Modeste Tchaïkovski d’après Dante. Créé à Moscou, Théâtre du Bolshoï, le 11 janvier 1906. Aleko : Kostas Smoriginas, baryton-basse Le Jeune tzigane : Sergey Semishkur, ténor Le Vieux tzigane : Alexander Vassiliev, baryton-basse Zemfira : Anna Nechaeva, soprano La Vieille Tzigane : Yaroslava Kozina, mezzo Le Baron : Sergei Leiferkus, baryton Albert, son fils : Dmitry Golovnin, ténor Le Duc : Ilya Silchukov, baryton L’Usurier juif : Alexander Kravets, ténor Le Serviteur : Alexander Vassiliev, baryton-basse Lanceotto Malatesta: Dimitris Tiliakos, baryton Francesca, sa femme: Anna Nechaeva, soprano Paolo, son frère : Sergey Semishkur, ténor L’Ombre de Virgile : Alexander Vassiliev, baryton-basse Dante : Dmitry Golovnin, ténor Orchestre symphonique et choeurs de la Monnaie Mikhail Tatarnikov, direction musicale Mise en scène : Kirsten Dehlholm Avec le collectif d’Arts visuels Hotel Pro Forma DVD, compte rendu critique. Rachmaninov Troika : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca da Rimini. Mikhail Tatarnikov, direction musicale. Kirsten Dehlholm, mise en scène. Filmé en juin 2015 à Bruxelles, 2 dvd Bel Air classiques. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2016.

Resmusica.com

18 juin

Gleb Ivanov, le plaisir de la transcription

Johann Strauss (1825-1899), Alfred Grünfeld (1852-1924) : Soirée de Vienne, op. 56. Franz Liszt (1811-1886) : Liebesbotschaft, S. 560/10 ; Aufenthalt, S. 560/3 ; Am Meer, S. 560/6 ; Erlkönig, 558/4 ; Die Lorelei, S.532. Franz Schubert (1797-1828) : Sonate D.6645, op. 120 en la majeur. Ottorino Respighi (1879-1936) : Nocturne en sol bémol majeur, P 011. Frédéric Chopin (1810-1849) : Mazurkas op. 41, do dièse mineur n°1, mi mineur n°2, si majeur n°3 et la bémol majeur n°4. Grigory Ginzburg (1904-1961), Edvard Grieg (1843-1907) : Peer Gynt Suite, Dans l'antre du roi de la montagne. Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Humoresque, Morceaux de salon op. 10 n°5 ; Mélodie op. 3 n°3. Gleb Ivanov, piano. 1 CD Delos. Enregistré en février 2011 et en septembre 2014. Notice unilingue (anglais). Durée : 70'55.






La lettre du musicien (Comptes rendus)

6 juin

Boris Giltburg révèle le piano Paulello, salle Gaveau

Triomphe samedi soir pour le pianiste israélien, premier prix du Concours international Reine-Elisabeth, dont le talent sut magnifier les propriétés acoustiques de l'Opus 102, un grand queue de concert conçu et fabriqué par Stephen Paulello (lire ici ), dernier facteur de piano indépendant de France.Il fallait un programme de cette audace, de cette intelligence-là pour exalter la richesse de timbres, la qualité de projection, la mécanique, la registration subtile et les “longueurs d'ondes” de cet instrument révolutionnaire. En alternant l'exécution de pièces purement pianistiques, d'essence orchestrale, transcrites du violon seul ou du quatuor, en offrant ainsi de se focaliser sur le medium autant que sur la substance transmise par son intermédiaire (et donc d'en jauger l'adéquation), Boris Giltburg sut tirer tout le profit de cette rencontre inédite sur la scène. Musicien d'élite – virtuosité impeccable, personnalité affirmée, absence totale d'effet – le pianiste se distingue par une oreille, un souci des couleurs, des nuances, des contrastes de texture et des plans, une science des nappes harmoniques, des phrasés, un respect absolu des valeurs, des figures rythmiques et une maîtrise des architectures qui lui offrent de communiquer le sens et l'unité d'un texte avec une autorité magistrale et sereine. Chaconne de Bach-Busoni sobre, charnue, ancrée dans des profondeurs d'orgue ou scintillante d'aigus. Ballade en fa de Chopin chantée avec art, Sotto voce, sostenuto e sempre legatissimo, hérissée d'envolées schumaniennes. Transcrit par Giltburg, le Quatuor n°8 de Chostakovitch est saisissant d'atmosphère et de densité, encore que le piano ne puisse qu'évoquer le vibrato des cordes, l'apprêté des archets. Les glorieuses Etudes-Tableaux op. 33 de Rachmaninov, la Sonate n°8 de Prokofiev (digne d'Emile Guilels) ne firent qu'affiner ces beaux portraits de piano et de pianiste. Ovationné, Boris Giltburg est rappelé à quatre reprises. Toucher ailé, nostalgie lancinante du Liebesleid de Fritz Kreisler, écho dansé d'un monde perdu, Suggestion diabolique de Prokofiev sardonique à souhait, gravité lyrique de l'Etude en do dièse mineur op. 2 n° 1 de Scriabine. Puis l'élégance, enfin, de conclure sur cette Polka que Rachmaninov, pour son père Vassili, transcrivit d'une Rieuse badine et française de Franz Behr. (4 juin)

Sergueï Rachmaninov
(1873 – 1943)

Sergueï Rachmaninov (1er avril 18731 - 28 mars 1943), est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe. Son œuvre est d'un romantisme hérité de ses maîtres dont Rimski-Korsakov et reste indifférente à l'évolution de son époque. Il est connu pour ses célèbres concertos pour piano nº 2 et nº 3, et son poème symphonique L'île des morts. Il a laissé plusieurs enregistrements de son œuvre.



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