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Musique classique et opéra par Classissima

Sergueï Rachmaninov

mardi 24 janvier 2017


La lettre du musicien (Comptes rendus)

11 janvier

Le duo Ancelle-Berlinskaïa, un tandem franco-russe, salle Cortot

La lettre du musicien (Comptes rendus)Temps fort d’un programme judicieusement composé, la Sonate en si mineur de Liszt transcrite pour deux claviers par Saint-Saëns. Une version restée impubliée pendant près d’un siècle que le duo franco-russe vient d’enregistrer pour Melodiya en première mondiale.Longtemps projeté par Liszt lui-même, qui n’eut pas le loisir de l’écrire, le déploiement sur deux claviers de sa Sonate, chef d’œuvre de la littérature, devait être mené à bien par Saint-Saëns, son confrère et ami intime. Achevé en 1914, l’arrangement fut créé par le compositeur et Louis Diémer qui y jeta ses dernières forces et en conserva le manuscrit jusqu’en 1917. Destiné à l’éditeur Jacques Durand (que des questions de droits rebutèrent), déposé dans les collections de la Bibliothèque nationale, celui-ci ne fut toutefois redécouvert et imprimé qu’au 21e siècle. Si la curiosité du public était grande, le travail, à l’audition, s’avère splendide. Paradoxe ? Cette transcription fidèle, qui magnifie le texte original, n’en constitue ni l’extrapolation ni une vision personnelle, révèle autant l’écriture lisztienne qu’elle trahit l’empreinte inimitable de Saint-Saëns, transparente, nette, classique de facture. Pour les pianistes (on vise ici la combinaison de deux artistes, non la somme de quatre mains indistinctes), la tâche est ardue. La redistribution de la matière génère des difficultés nouvelles de mise en place, de pédales. La forme cyclique, l’ambition métaphysique de l’ouvrage accroissent en outre l’impératif d’une agogique et d’une architecture communes en interdisant toute possibilité de détente physique ou nerveuse individuelle. Dessin des arches et des voûtes, lignes longues, projection dense sans surjeu du drame : Andante inspiré, fugue électrisante, exaltation mystique des thèmes, l’angle est celui de la peinture à fresque à laquelle répond bientôt le choc d’une Danse macabre adaptée par Liszt, Horowitz et Ancelle – cloches sonnant minuit, ossements et tritons grinçants jusqu’au cocorico matinal, effroyable sarabande ! Berlinskaïa et Ancelle échangent alors leur Steinway pour nous régaler de l’intensité expressive, de la splendeur de chant et de timbres du Prélude à l’après-midi d’un faune. Avec quelle pudeur, quelle touchante élégance Debussy traduit-il son propre orchestre en voluptés pianistiques néanmoins si rigoureuses dans leur danse ! Voilà l’écho parodique, chabriesque et jazzy de la Plus que lente (transcrite par Mayevski), puis retentit la Valse, cette « peinture de ballet » d’après-guerre signée Ravel. Pulsation viennoise aux valeurs surpointées, superbement campée comme à l’archet, reflets tragiques d’un Empire englouti s’abîmant dans sa mécanique irrépressible de jouet cassé. Rappelé, le duo murmure la Berceuse indolente et tendre du quasi-Apache Louis Aubert. Scaramouche ? Non : les acclamations finales iront à la virtuosité exacerbée des Variations sur un thème de Paganini que Lutoslawski offrit en réponse à Rachmaninov (1941).

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19 janvier

Premier concert prometteur pour Emmanuel Krivine avec l’Orchestre national

Paris. Auditorium de Radio France. 12-I-2017. Serge Rachmaninov (1873-1943 ): concerto n° 3 pour piano et orchestre ; Antonin Dvorak (1841-1904) : Symphonie n° 7. Denis Matsuev (piano). Orchestre national de France, Emmanuel Krivine (direction).






La lettre du musicien (Comptes rendus)

19 décembre

L'Orchestre français des jeunes, en concert à Aix-en-Provence

En résidence depuis neuf années au Grand-Théâtre de Provence, l’Orchestre français des jeunes (fondé en 1982) y donnait son concert de fin de session d'hiver, un programme mêlant des œuvres de Maderna, Dutilleux et Rachmaninov.Signalons d’emblée deux modifications de dernière minute par rapport au programme prévu : le chef américain Denis Russel Davis est venu remplacer David Zinman (l’actuel directeur musical de l’ensemble), tandis que le violoncelliste français Marc Coppey a pallié la défection de son confrère norvégien Truls Mork. Le programme n’a lui subi aucune modification. Après une exécution de la Canzone a tre cori de Giovanni Gabrieli (arrangée par Bruno Maderna) qui a servi de “mise en chauffe” au juvénile orchestre, Marc Coppey l’a rejoint pour interpréter le concerto Tout un monde lointain de Dutilleux (qui aurait eu 100 ans cette année). Le titre de la pièce, écrite pour Rostropovitch, est emprunté à un vers extrait du poème de Baudelaire La chevelure, dont on retrouve des citations dans les cinq mouvements du concerto. Impeccable et toujours à l’écoute d’un orchestre ici très réactif, Coppey cherche la fusion des timbres et la précision rythmique au sein d’une écriture très difficile qui, malgré l’opulence de l’orchestre rehaussé d’un pupitre de percussions plutôt fourni, garde le soliste toujours en dehors. En guise de bis, il donne un très sensible mouvement d’une des Suites de Bach. Après l’entracte, l’OFJ s’attaque à la Troisième Symphonie de Rachmaninov. Composé en 1936 aux Etats-Unis (elle est créée sous la direction de Leopold Stokowski à Philadelphie, en novembre de la même année), cette symphonie traduit les humeurs sombres et âpres du compositeur déraciné. La jeune phalange parvient à rendre tout à fait justice au raffinement de l’orchestration : les cordes se montrent trépidantes et incisives, les cors majestueux, tandis que flûtes et hautbois dansent et scintillent sous la baguette d’un Russel Davis très consciencieux, toujours parfaitement allant, et exactement dramatique. Dans l’ultime mouvement, vif, dont la volonté éperdue et victorieuse rappelle Borodine, il se montre très attentif à mille nuances qui tient à l’écart le clinquant et le démonstratif qui caractérisent les ouvrages de la pleine maturité américaine. En conclusion, souhaitons bon vent à cette formation à part dans le paysage musical français ! (15 décembre)

Sergueï Rachmaninov
(1873 – 1943)

Sergueï Rachmaninov (1er avril 18731 - 28 mars 1943), est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe. Son œuvre est d'un romantisme hérité de ses maîtres dont Rimski-Korsakov et reste indifférente à l'évolution de son époque. Il est connu pour ses célèbres concertos pour piano nº 2 et nº 3, et son poème symphonique L'île des morts. Il a laissé plusieurs enregistrements de son œuvre.



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