Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Sergueï Rachmaninov

samedi 3 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

23 novembre

Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 21 novembre 2016. Prokofiev, Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev.

Classiquenews.com - Articles Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 21 novembre 2016. Prokofiev, Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev. En l’espace de deux soirées, Valery Gergiev fait le pari audacieux de donner l’intégrale des Concertos pour piano de Sergueï Prokofiev, avec la complicité de l’Orchestre du Mariinsky et de cinq solistes d’exception, presque tous lauréats du prestigieux Concours International Tchaïkovsky. Ce lundi 21 novembre 2016, le programme ne comptait donc rien de moins que les trois premiers Concertos, suivis de quelques extraits des célèbres suites du ballet Roméo et Juliette. Prokofiev est sans conteste l’un des compositeurs favoris du chef russe, qui lui a consacré de nombreux enregistrements déjà, et ne manque jamais de le mettre à l’honneur dans ses concerts. Une telle affiche nous promettait donc une soirée riche en émotions musicales. Nous ne fumes pas déçus. Légèrement claudiquant, mais toujours aussi charismatique, Gergiev rejoint le centre de la scène où l’attend son siège. Il dirigera assis l’ensemble des trois concertos. Et c’est le jeune pianiste américain George Li, âgé d’à peine 21 ans (et médaille d’argent au Concours International Tchaïkovsky en 2015), qui inaugure le concert au rythme du Concerto pour piano n° 1. Composé en 1912, considéré comme une des premières œuvres de maturité par Prokofiev lui-même, c’est lui qui va révéler le jeune compositeur au public russe. En trois parties enchaînées comme un seul mouvement, avec un thème unificateur parcourant l’ensemble de la pièce, l’écriture pianistique innovante déroutera plus d’un auditeur le soir de sa création. Et pour cause : même si l’on perçoit encore quelques réminiscences romantiques, notamment dans le lyrisme de l’Andante qui a un petit quelque chose de Rachmaninov, le style virtuose et percussif de Prokofiev est déjà bien présent. Après l’introduction majestueuse du thème fondateur, l’orchestre laisse place au piano qui déverse un flot ininterrompu de notes staccato. Le jeu fluide et naturel de George Li est remarquable, et l’équilibre avec l’orchestre est idéal : sans jamais prendre le dessus ou se laisser submerger, le jeune soliste inscrit directement la sonorité du piano dans celle de l’orchestre. Gergiev, fidèle à lui-même, dirige l’orchestre d’une main de fer. Les pizzicatos des cordes, parfaitement en place, font échos aux notes piquées du piano, tandis que dans les moments d’épanchements lyriques, l’orchestre fait preuve d’une puissance prodigieuse, sans jamais saturer le niveau sonore. La deuxième partie Andante, moins agitée dans le jeu pianistique, laisse s’exprimer les bois dont les interventions solistes parviennent à émerger distinctement de l’ensemble. Enfin, la troisième partie voit le retour à un style plus frénétique et nerveux. George Li, dont la technique est toujours aussi solide, enchaîne les sauts de main au-dessus du clavier, qu’il parcourt intégralement de l’extrême grave à l’extrême aigu, pour clore avec brio ce concerto. C’est au russe Denis Matsuev (vainqueur du Concours Tchaïkovsky en 1998) qu’incombe la tache de jouer le redoutable Concerto pour piano n°2. Créé seulement un an après le premier, ce concerto suscita encore une fois la polémique auprès du public russe, déconcerté par les cadences diaboliques dédiées à l’instrument. Pourtant, c’est presque avec nonchalance que Denis Matsuev s’installe au clavier et commence à jouer. Avec une incroyable assurance, il s’empare de la partition et enchaîne les traits virtuoses. Le suive qui pourra, l’orchestre n’a qu’à bien se tenir ! Cependant, en dépit de sa technique indiscutable, on pourrait reprocher au soliste son jeu un peu trop personnel. Invariablement concentré sur son clavier, il n’accordera pratiquement pas un seul regard vers l’orchestre. Celui-ci donne l’impression de subir la cadence infernale du pianiste, et peine à trouver sa place. Malgré une densité des cordes incroyable, l’équilibre est plus fragile que dans le Concerto n°1, les bois ont parfois du mal à émerger de la masse et à rivaliser avec le jeu oppressant du piano. Bien sûr, c’est aussi la partition qui veut cela : l’écriture de Prokofiev, très dense et virtuose, est bien différente de celle de son premier concerto. Malgré tout, on aurait souhaité un peu plus de subtilité dans le jeu du pianiste, notamment dans la cadence du premier mouvement où il atteint très vite une saturation sonore sans s’en départir par la suite. Matsuev, déchaîné, finit presque debout ce passage diabolique, et on en vient à pousser un soupir de soulagement lorsque l’orchestre le rejoint, et lui laisse enfin reprendre son souffle. Mais ce n’est que partie remise : le deuxième mouvement, très court, n’est rien d’autre qu’un flot perpétuel de doubles croches au piano, tandis que l’Intermezzo, faisant office de troisième mouvement, a comme des accents de La Danse des chevaliers de Roméo et Juliette, avec son rythme pesant de marche, martelé à la grosse caisse. Enfin, le Finale fait entendre un thème typiquement russe, dans lequel soliste et orchestre retrouvent un équilibre malmené au premier mouvement. À peine Matsuev a-t-il plaqué les dernières notes sur le clavier qu’il est déjà debout, et fonce serrer chaleureusement la main du chef. Mais ce avec tant d’énergie qu’il manque de faire tomber le maestro de son estrade ! Suite à ce morceau de bravoure, on comprend pourquoi il aura fallu trois pianistes différents pour interpréter les concertos ce soir. Après l’entracte, le public assiste stupéfait à l’entrée en scène du dernier soliste : car c’est un jeune garçon d’à peine quinze ans qui s’installe au clavier pour nous interpréter le Concerto n° 3 ! Alexander Malofeev, jeune prodige du piano, a remporté en 2014 le premier prix et la médaille d’or au Concours International Tchaïkovsky pour jeunes pianistes. Armé d’une sérénité à toute épreuve, il exécute la partition avec une technique impressionnante. Le piano, plus lyrique que dans le concerto précédent, dialogue joyeusement avec l’orchestre, dont les montées en puissance sont parfaitement menées par le chef attentif. Le deuxième mouvement enchaîne un thème et des variations, tantôt rêveuses, tantôt tempétueuses, et à l’instar des œuvres précédentes, le concerto se termine avec un dernier mouvement vertigineux. Malofeev salue timidement le public, mais se prête déjà volontiers au jeu des rappels. Tout comme ses confrères, qui nous ont chacun gratifié d’un (voire de deux !) bis à la fin de leur concerto, le jeune prodige se lance dans le premier mouvement de Gaspard de la nuit de Ravel, sous l’œil bienveillant de Valery Gergiev. Fluide, délicat, impeccable, mais peut-être un peu trop mécanique. Encore quelques années, et le jeu du jeune russe aura atteint toute la maturité nécessaire pour interpréter brillamment l’ensemble du répertoire pour piano. Le concert se termine avec quelques extraits des Suites n°1 et 2 du ballet Roméo et Juliette. On ne compte plus les fois où Valery Gergiev a interprété ces pièces, et c’est presque une formalité de les donner en concert ce soir. Dès que retentissent les premiers accords dissonants, il ne fait aucun doute que le chef connaît cette musique sur le bout des doigts. Il anticipe chaque réaction des musiciens, et met en lumière chaque détail de l’orchestration. Dans le célébrissime morceau opposant Montaigu et Capulet, l’orchestre donne pleine mesure de sa puissance, avec des cuivres époustouflants et des contrastes de nuances saisissants. La pièce se poursuit avec la sérénité d’une mélodie au basson, évoquant le personnage de Frère Laurent. Puis le Jeu des masques fait entendre un thème joyeux passant allègrement d’un instrument à l’autre, tandis que les lamentations des cordes traduisent la détresse d’un Roméo au tombeau de Juliette. Enfin, toute la tension dramatique se retrouve dans la Mort de Tybalt, où Gergiev maîtrise les silences de manière magistrale, apportant au morceau un effet des plus théâtral. Quel maestro ! Après une ovation du public amplement méritée, c’est avec de la musique française que le chef russe décide de terminer la soirée. Une fois le silence revenu dans la salle, la première flûte entame le thème du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy. La féérie de la pièce est la bienvenue après la tempête Prokofiev. Malheureusement, même si l’orchestre nous propose des sonorités intéressantes, le tempo est bien trop lent : on souffre pour les vents qui s’essoufflent, et le tout n’avance pas, même dans le point culminant de l’œuvre où la musique peine à décoller. Les cors, sans doute fatigués, laissent transparaître quelques faiblesses dans la justesse, tandis que le vibrato du violon solo est trop nerveux pour l’univers langoureux du faune. Sans compter les interventions « parasites » de Gergiev qui, comme souvent, ne peut s’empêcher de chanter en même temps qu’il dirige ! Quel dommage, donc, de finir ainsi un concert qui jusque-là, frôlait la perfection. Mais on ne tiendra pas rigueur, ni au chef ni aux musiciens, de ce bis un peu faible, tant ils nous ont proposé un programme de qualité tout au long de la soirée. Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie – Grande salle Pierre Boulez, le 21 novembre 2016. Sergueï Prokofiev (1891-1953) : Concerto pour piano et orchestre n°1 en ré bémol majeur op. 10, Concerto pour piano et orchestre n°2 en sol mineur op. 16, Concerto pour piano et orchestre n°3 en do majeur op. 26, Roméo et Juliette – extraits des Suites n°1 et 2. Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev (direction), George Li (piano), Denis Matsuev (piano), Alexander Malofeev (piano).

Resmusica.com

25 novembre

Rachmaninov conceptualisé par Alexandre Tharaud

Sergei Rachmaninov (1873-1943) : Concerto pour piano n°2 op. 18 en ut mineur. Royal Liverpool Philharmonic Orchestra. Alexander Vedernikov : direction. Cinq Morceaux de fantaisie op. 3 ; Vocalise op. 34. Sabine Devieilhe, soprano. Pièces pour six mains en la majeur. Alexander Melnikov (aigus), Aleksandar Madzar (graves). Alexandre Tharaud, piano. 1 CD Erato. Enregistré au Liverpool Philharmonic Hall (Concerto) en janvier 2016 et à la salle Colonne à Paris (musique de chambre) en février 2016.




Classiquenews.com - Articles

23 novembre

Dossier cadeaux de NOËL 2016 : nos meilleurs cd, dvd, livres à offrir et à partager

Dossier cadeaux de NOËL 2016 : nos meilleurs cd, dvd, livres à offrir et à partager. Quels titres édités pendant l’année 2016 ou plus récemment sont-ils absolument à offrir et à partager ? La Rédaction de classiquenews a sélectionné le meilleur pour des instants hautement musicaux… Et là encore, notre label “CLIC” de CLASSIQUENEWS distingue l’exceptionnel parmi la multitude d’éditions… Consultez ce dossier régulièrement d’ici les fêtes de fin d’année 2016 : nous actualisons notre sélection au fur et à mesure des titres reçus et distingués. COFFRETS événements : nos valeurs sûres CD, coffret événement, annonce. SHAPING THE CENTURY, VOL. 1 — série “20 C” (28 cd Decca / Deutsche Grammophon)… CLASSIQUES DU XXè siècle : la série « 20 C » (pour XX century), nouvelle collection dédiée aux modernité du siècle passé… Decca et Deutsche Grammophon nous offrent ici certains de leur meilleurs enregistrements pour constituer une manière de somme magistrale récapitulant l’histoire musicale du XXè siècle, en sélectionnant les compositeurs et les oeuvres qui depuis 1900, et jusqu’à 1949 – pour ce premier opus qui souhaitons le soit complété par un autre coffret complémentaire-, ont marqué esthétiquement l’histoire musicale occidentale, européenne et américaine. LIRE notre présentation complète du coffret Shaping the century vol1: 1900-1949 COFFRET événement, annonce : La nouvelle édition Mozart 2016 / Mozart : The New complete édition — 200 cd Deutsche Grammophon. Pour les 225 ans du divin Wolfgang… Voilà un coffret éditorialement somptueux qui mérite absolument qu’on s’ arrête (prochaine grande critique complète dans le mag cd dvd livres de classiquenews). A l’heure où la Philharmonie et Fayard célèbrent le génie de Beethoven, il est bon de rappeler ici les mots si justes et visionnaire du Comte Waldstein à l’endroit de Ludwig van justement : Beethoven n’eut de cesse de recueillir et approfondir l’enseignementmusical et esthétique des deux Viennois qui l‘ont précédé et Waldstein de déclarer à l’adresse de Beethoven son protégé arrivé de Bonn à Vienne, et pour l’encourager par cette formule sublime : « Grâce à votre effort, vous recevez des mains de Haydn, l’esprit de Mozart ». On ne peut mieux rappeler la filiation géniale qui les tient tous les trois, chacun selon son tempérament. En LIRE + LIVRES & BEAUX-LIVRES BEAUX LIVRES, compte rendu. Leon Baskt. Catalogue de l’exposition, “BAKST, des Ballets russes à la Haute Couture, à Paris, Bibliothèque musée du Palais Garnier (Editions Albin Michel). 10 chapitres passionnants éclairent la vision personnelle du plasticien Léon Bakst, celle des arts à l’épreuve de la scène. « La Leçon russe » (pour ses origines et sa formation, comme sa culture native) ; « Scène et modernité », puis « L’archaïsme dans la pensée de Bakst » (s’agissant du théoricien de l’avenir), « La référence des poètes et des écrivains » (car l’artiste fut admiré unanimement par ses pairs littéraires, de Proust à Cocteau…), « la mondanité », « les arts décoratifs », « la théâtre de la mode », jusqu’aux « avant-gardes » et au « cinéma »… rien n’est écarté à propos d’un créateur qui aura marqué durablement le spectacle en France dans les années 1910 (avec Diaghilev), puis dans les années 1920, quand il a rompu avec l’impossible et presque pervers fondateur des Ballets Russes, devenant le conseiller artistique du directeur de l’Opéra de Paris, Jacques Rouché. En fin de publication, une « chronologie sélective » permet de rétablir le contexte des créations et ballets réalisés dans la continuité de sa naissance en 1901 à sa mort en 1924. Parmi les révélations captivantes des textes, percent la coopération de Bakst pour l’Opéra de Paris, et aussi sa fidélité à une protectrice engagée comme lui par sa passion de la danse, Ida Rubinstein (dont Bakst a laissé un sublime dessin de dos,- sanguine de 1916, double-page 156-157, reproduit dans l’ouvrage). En LIRE + LIVRES événement. Compte rendu critique. Bernard Fournier : Le génie de Beethoven (Fayard). On connaît bien Bernard Fournier, esprit clair et pensée synthétique pour avoir écrit chez Fayard une formidable « Histoire du quatuor à cordes » (Fayard, 4 volumes, 1999-2010) et aussi un « panorama » du même genre musical. En une érudition qui sait établir des jalons clairs favorables à l’explication et à la compréhension des styles et des manières, l’auteur illustre pour nous le meilleur courant musicologique actuel : ni conceptuel vaseux, ni trop schématique à force de clarification. D’autant plus opportun au moment de la grande rétrospective « le mythe Beethoven » proposée actuellement à la Philharmonie de Paris (jusqu’au 29 janvier 2017), voici un ouvrage modèle qui offrant la meilleure réflexion actuelle, large, généreuse sur Beethoven, choisit de l’expliquer avec la clarté de la passion libre. C’est un mélomane habitué des grands compositeurs et du répertoire classique et romantique ; son expérience de l’écoute et une analyse régulière des partitions, lui permettent d’établir des thématiques qui interrogent en profondeur toute la musique composée par Ludwig van, traversant tous les genres et les restituant dans leurs enjeux, et leurs liens profonds avec la vie du compositeur et son époque. En LIRE + 10 CD à offrir les yeux fermés : pour surprendre et se délecter… CLERAMBAULT REINVENTÉ … dans un nouveau disque d’inédits à paraître le 21 octobre prochain chez Paraty, le nouvel ensemble français sur instruments anciens, Sébastien de Brossard dévoile tout un pan du patrimoine musical français du XVIII ème dont on s’étonne qu’aucune institution d’importance en France et même les plus spécialisées n’aît pas eu l’idée préalable de s’y intéresser; voilà un Clerambault somptueux et dramatiquement inédit dont le raffinement et les audaces comme les difficultés d’écriture posent des jalons décisifs entre Lully et Rameau. L’organiste Fabien Armengaud se passionne pour l’éloquence des Baroques français. Avec son Ensemble Sébastien de Brossard, le chef éclaire un pan méconnu et pourtant jubilatoire de la musique sacrée au début du XVIII ème siècle, celle de Clérambault dont ici les partitions pour 3 voix d’hommes sont dévoilées à leur juste format. On ne s’étonne pas de la part de l’auteur de la cantate La muse de l’opéra que le cycle choisi, éblouisse par un sens exceptionnel du texte, par l’intelligence et le raffinement de son traitement dramatique. Le Passage de La mer Rouge ou la tempête du Motet évoquant la bataille de Lépante (1571), victoire écrasante de la sainte ligue catholique contre les turcs musulmans, en témoignent ainsi particulièrement, exposant et articulant comme rarement le texte en plusieurs tableaux d’une très rare intensité expressive. En somme, monsieur Clérambault, à l’église, fait de l’opéra. En LIRE + CD, compte rendu critique. MOZART : L’idéal maçonnique (Adagio, Nocturnes, Divertimenti / 1 cd KLARTHE). Superbe programme et magistralement interprété par un collectif de « anches » suaves, mordantes, inspirées par le sujet du Mozart maçonnique. Contrairement à de solides préjugés, Mozart jusqu’à la fin de sa vie fut estimé, entouré, apprécié, parfaitement intégré aux milieux viennois les plus actifs (et le plus influents) dont les loges maçonniques, même si sous le règne de l’Empereur Joseph II (édit de 1785), un remaniement important se fit jour à Vienne dans l’organisation et le nombre officiel maximum de loges (3) dans la Capitale impériale. En LIRE + CD, opéra événement, compte rendu critique. LE MOZART CARNASSIER, ERUPTIF de CURRENTZIS. Don Giovanni de Mozart par Teodor Currentzis achève la trilogie en provenance de l’Opéra Tchaikovsky de Perm (Russie), dont le chef est directeur musical. Pari réussi pour cette nouvelle gravure qui saisit par son éloquence subtile des nuances, sa fougue générale, la caractérisation très fine des personnages, le jeu en clair)obscur parfaitement maîtrisé du chef, en particulier dans la continuité du cd3 (lire ci après). C’est la réalisation lyrique la plus attendue de cette fin 2016 : achevant leur trilogie Da Ponte / Mozart, Teodor Currentzis et les instrumentistes de son ensemble « MusicAeterna » redoublent ici de nuances expressives et d’engagement d’une exceptionnelle tenue. Sur un diapason incisif, angulaire à 430 hz, le chef grec livre dans cet enregistrement réalisé à l’Opéra Tchaikovsky de Perm en décembre 2015, soit il y a déjà une année, l’accomplissement le mieux affiné de son cycle mozartien. Tempis fouettés, d’une trempe vorace, carnassière (à la mesure du désir permanent, instinctif, primaire, irrépressible de Don Giovanni, séducteur / félin / prédateur),… En LIRE + CD, événement. Compte rendu critique. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Le théâtre musical de Telemann. Les Masques. Olivier Fortin, direction (1 cd Alpha). En préambule à l’année Telemann (LIRE notre dossier spécial Telemann : 2017, 250 ans de la mort de Telemann), voici un excellent disque qui révèle le raffinement dramatique du compositeur baroque, et simultanément le geste toute sensualité, souplesse, élégance de superbe instrumentistes sur boyaux d’époque, l’Ensemble Masques, réunis autour du claveciniste Olivier Fortin. Rien ne laisse supposer cette peinture flamboyante des passions de l’âme qui s’offre à nous ici, dans une intensité réfléchie, juste, filigranée, d’une fulgurante d’intonation… réellement éblouissante : le son des Masques est remarquable de grâce naturelle, d’expressivité nuancé, de pudeur onirique… En LIRE + CD, compte rendu critique. Jean-Sébastien Bach : Actus tragicus — 4 cantates BWV 106, 150, 131, 12. Vox Luminis. Lionel Meunier (1 cd Alpha, 2016). INCISE et FERVEUR : VOX LUMINIS A SON MEILLEUR. D’emblée l’opulence de la sonorité, à la fois ample et charnue captive : elle permet que s’installe large et profond, – et sur un tapis instrumental des plus resserré, « essentiel » (orgue et 2 violes de gambe), le duo sublime des deux flûtes dont la tendresse dialoguée ne doit pas cacher la symbolique des deux corps creux laissant passer le souffle : la mort dans la vie. Dans la Messe en si, à l’extrémité de la carrière de Jean-Sébastien, l’auditeur saisi saura retrouver la magie à la fois proche, fraternelle et fervente des deux voix ainsi appareillées. La BWV 106, même conçue par un tout jeune compositeur (de 22 ans), affirme une étonnante vision existentielle, – mûre, au questionnement fondamental : Lionel Meunier (qui joue l’une des deux flûtes, insufflant très probablement la juste respiration à ses partenaires) et son fabuleux collectif (instrumentistes et chanteurs), jouent sur la clarté précise de toutes les lignes contrepointées, agissantes en un saisissant théâtre de la foi : à la fois, recueilli et conscient de la mort, et aussi formidablement caractérisé. Le baryton basse fondateur de Vox Luminis sait à nouveau convaincre par une maîtrise qui allie éloquence du discours et incarnation très juste et nuancée de la musique de Bach… En LIRE + CD événement, compte rendu critique. HOMAGES : Benjamin Grosvenor, piano (1 cd Decca). Les Liszt et Franck sublimés du pianiste Benjamin Grosvenor. D’emblée, nous savions qu’à la seule lecture du programme et la très subtile articulation des enchaînements comme des compositeurs ainsi sélectionnés, nous tenions là mieux qu’une confirmation artistique … : un accomplissement majeur s’agissant du pianiste britannique le plus exceptionnel qui soit actuellement et qui en est déjà à son 4è récital discographique pour Decca. Benjamin Grosvenor, parmi la jeune colonie de pianistes élus par Deutsche Grammophon et Decca (Daniil Trifonov, Alice Sara Ott, Yuja Wang… sans omettre les plus fugaces ou plus récents: Elizabeth Joy-Roe, ambassadrice de rêve pour Field chez Decca , ou surtout Seong Jin Cho, dernier lauréat du Concours Chopin de Varsovie…), fait figure à part d’une somptueuse maturité interprétative qui illumine de l’intérieur en particulier ses Liszt et ses Franck. En LIRE + 5 DVD événements DVD, compte rendu critique. Rachmaninov Troika : Aleko, Le Chevalier ladre, Francesca da Rimini (2 dvd Bel Air Classiques). Connaissez vous le Rachma lyrique ? « Aleko » (1893), « Le Chevalier avare » et « Francesca da Rimini » (créés en 1906) sont les trois seuls opéras achevés par Sergei Rachmaninov. Ils sont réunis ici dans une production signé visuellement et théâtralement de Kirsten Dehlholm, avec le concours du collectif d’arts visuels Hotel Pro Forma sous le titre « Rachmaninov Troïka ». Bruxelles, juin 2015. La Monnaie affiche les 3 opéras achevés du jeune Rachmaninov : jeune génie adulé par Tchaikovski, d’une inspiration tragique, noire, pouchkinienne, où l’orchestre davantage que les solistes et le choeur (très présent dans les trois volets ainsi réunis en triptyque, surtout dans Francesca, pour l’évocation des enfers et des âmes maudites errant dans le 2ème cercle), est le vrai protagoniste de la performance. Alors en travaux le théâtre lyrique bruxellois se la joue “hors les murs”, ainsi pour les 3 ouvrages de Rachma, la performance du triptyque a lieu au Théâtre national de Bruxelles. En LIRE + DVD. Einstein on the Beach (Châtelet, 2014). Glass, Wilson, Childs. The Lucinda Childs Dance Company, The Philip Glass ensemble. Enregistré au Théâtre du Châtelet à Paris, en janvier 2014; 2 dvd OPUS ARTE BD7173 D. CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2016. Créé le 25 juillet 1976 à l’Opéra-Théâtre d’Avignon dans le cadre du Festival, l’opéra Einstein on the beach, malgré son sujet, – scientifique-, reste un jalon majeur de l’écriture moderne au XXè siècle, touchant par son originalité formelle et sa grande invention visuelle. Un ovni onirique sans équivalent alors. Une certaine élite artistique américaine, réunissant comme un art total à la façon des Ballets Russes au début du siècle : danse (Childs), musique (Glass), dramaturgie, mise en scène, décors (Wilson), s’imposait alors sur la scène internationale après leur consécration française en Avignon. Opéra en quatre actes, Einstein on the beach renaissait ainsi dans les années 2010, par ses trois concepteurs re sollicités (surtout la chorégraphe Lucinda Childs invitée à écrire de nouveaux ballets) pour une nouvelle tournée américaine puis européenne passant par Montpellier (2012), puis Paris (comme ici au Châtelet en janvier 2014 où a été réalisé la captation vidéo). En LIRE + DVD, compte rendu critique. Verdi : Macbeth. Anna Netrebko (DG, 2014). Anna Netrebko incarne une Lady Macbeth très convaincante. Dans son album Deutsche Grammophon édité en 2013 (Verdi album), Anna Netrebko chantait les tiraillements amoureux (Leonora) et les ambitions meurtrières (Lady Mabeth) des héroïnes qu’elle allait ensuite incarner sur scène. Programme prémonitoire en réalité, le cd événement faisait donc office de feuille de route pour la cantatrice actrice. De fait elle a chanté dans la foulée de cet album important Leonora du Trouvère (à Berlin et Salzbourg), puis Lady Macbeth … Voici la fameuse production shakespearienne captée en 2014 au Metropolitan Opera de New York. Les grands événements lyriques de la planète savent faire un tapage médiatique d’autant plus légitime quand il s’agit de prises de rôle attendues et réussies. Dans le cas de la soprano incandescente Anna Netrebko, contre l’avis de certains qui annonçaient une débâcle car elle n’avait pas la voix suffisante, le pari est relevé ; les attentes, couronnées de délices. En LIRE +



Sergueï Rachmaninov
(1873 – 1943)

Sergueï Rachmaninov (1er avril 18731 - 28 mars 1943), est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe. Son œuvre est d'un romantisme hérité de ses maîtres dont Rimski-Korsakov et reste indifférente à l'évolution de son époque. Il est connu pour ses célèbres concertos pour piano nº 2 et nº 3, et son poème symphonique L'île des morts. Il a laissé plusieurs enregistrements de son œuvre.



[+] Toute l'actualité (Sergueï Rachmaninov)
29 nov.
Classiquenews.com...
25 nov.
Resmusica.com
23 nov.
Classiquenews.com...
23 nov.
Classiquenews.com...
22 nov.
Télérama Musique ...
16 nov.
Resmusica.com
13 nov.
Le blog d'Olivier...
8 nov.
Le blog d'Olivier...
5 nov.
Resmusica.com
3 nov.
Télérama Musique ...
31 oct.
Classiquenews.com...
29 oct.
Google Actualité ...
28 oct.
Classiquenews.com...
28 oct.
Classiquenews.com...
24 oct.
Resmusica.com
17 oct.
Resmusica.com
8 oct.
Le blog d'Olivier...
30 sept.
Les blogs Qobuz
30 sept.
Classiquenews.com...
28 sept.
Google Actualité ...

Sergueï Rachmaninov




Rachmaninov sur le net...



Sergueï Rachmaninov »

Grands compositeurs de musique classique

Prélude Concerto Pour Piano Vêpres Violoncelle Dances Symphoniques

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...